Je suis socio-esthéticienne !

Julie a 24 ans, elle née à Saint Martin d’Hères et est maman d’une petite fille de cinq ans. C’est au fur à mesure de son parcours qu’elle découvre qu’elle veut devenir socio-esthéticienne. L’école Peyrefitte Esthétique va être son bras droit dans la réalisation de sa reconversion professionnelle ! Interview…

 

Julie, que signifie la socio-esthétique ?

La socio-esthétique c’est le savoir-faire des métiers du Bien-être et de la Beauté adapté et appliqué aux personnes fragilisées sur un plan médical et/ou social. Une socio-esthéticienne ne travaille pas seule, elle travaille en lien avec une équipe pluridisciplinaire (infirmiers, médecins, psychologues, assistants sociaux, éducateurs…) auprès de personnes ayant des problématiques telles que : l’anxiété, l’estime de soi, l’image de soi, l’hygiène, les difficultés sociales et relationnelles…

Quel est le rôle de la socio-esthéticien(ne) ?

La démarche s’inscrit vraiment dans une vision globale de la Santé. L’idée étant qu’être bien dans sa tête, c’est être bien dans son corps et inversement. Ça peut être un accompagnement individuel par exemple, un soin du visage à une personne atteinte du cancer ou un modelage des mains à une personne âgée anxieuse. Mais ça peut être également un atelier collectif tel qu’un atelier ludique autour de l’hygiène pour des personnes en réinsertion sociale ou des ateliers DIY (ndlr : do it yourself) de masques pour le visage pour des personnes en grande précarité.

Quels sont les difficultés et les forces de ce métier ?

C’est un métier encore méconnu donc pour être socio-esthéticienne, il faut quand même se battre pour faire sa place que ce soit en tant qu’employé qu’en tant qu’indépendant. Il faut vraiment faire un gros travail d’informations auprès des personnes pour leur expliquer ce qu’est le métier et quel en est l’intérêt. Sur le plan émotionnel, ça peut être compliqué à gérer car on peut être confronté à des maladies vraiment très lourdes telles que le cancer, ou encore des décès… Donc, il faut quand même se sentir prêt et faire un travail sur soi-même afin d’être en mesure d’affronter ce genre de situations.

D’un autre côté, c’est un métier profondément humain. Si on aime faire du bien à l’autre et vraiment l’accompagner, c’est ce métier qu’il faut faire. On n’arrête jamais d’apprendre. On apprend sur la psychologie, sur les comportements humains, sur les différentes cultures… C’est extrêmement enrichissant !

Comment as-tu découvert ce métier ?

En fait c’est plutôt drôle parce que je ne savais pas que ce métier existait… Et pourtant c’était le métier de mes rêves ! Il y a quelques années, j’ai accepté un poste d’aide-soignante auprès de personnes handicapées. Dans ce métier, je me suis rendu compte que ce j’aimais le plus faire avec les patients, c’était tout ce qui peut paraître superflu aux yeux de certains… C’est-à-dire après la toilette, parfumer un peu les patients, les raser pour les messieurs, les maquiller un peu pour les dames, les coiffer et éventuellement leur appliquer de la crème. Ce sont des gestes qui leur apportaient beaucoup et pour lesquels nous n’avions pas assez de temps finalement. C’est à ce moment-là qu’à commencer ma réflexion.

En en parlant autour de moi, j’ai découvert que le métier de mes rêves existait : socio-esthéticienne.

Quelles études as-tu faites ?

Mon parcours scolaire et professionnel a été assez flou pendant cinq ans. En 2012, j’ai obtenu un Bac S2TS (ndlr : sanitaire et social). Je me suis ensuite dirigée vers le métier d’infirmière car j’aimais la relation d’aide à l’autre mais finalement, je me suis rendu compte que ce qui m’intéressait c’était davantage le côté social du métier que le côté médical. J’ai eu ensuite ma petite fille et je me suis mise à travailler dans des domaines divers et variés : dans un cinéma, comme assistante comptable, comme charcutière et je me suis essayé au métier de serveuse mais ce n’était pas très concluant. J’étais un peu perdue. Puis je suis revenue aux sources en acceptant le poste d’aide-soignante auprès de personnes handicapées et c’est comme ça que j’ai découvert ma VOIE. J’ai donc repris les études pour me former au métier de socio-esthéticienne.

Pourquoi as-tu choisi l’école Peyrefitte Esthétique pour t’accompagner dans ta reconversion ?

Pour devenir socio-esthéticienne, il faut avoir au minimum le CAP Esthétique, Cosmétique, Parfumerie et suivre une formation d’un an en socio-esthétique reconnue par l’État et enregistré au RNCP. Au départ, je n’avais pas choisi l’école Peyrefitte Esthétique mais une école plus proche de chez moi à Grenoble. Mais je me suis très rapidement rendu compte que la formation n’était pas sérieuse, je n’apprenais rien et j’ai changé d’école en cours de route. Lors d’un salon Beauté Sélection j’ai rencontré l’un des formateurs Peyrefitte Esthétique qui m’a aidé à postuler dans l’école de Lyon. Je suis ravie d’avoir trouvé l’école Peyrefitte, les intervenants sont sérieux, expérimentés et ils viennent de tous les corps de métiers : médecins, sophrologues, conseillers en image, infirmières… L’équipe pédagogique est réactive et à notre écoute. Bref, le rêve !

Quels conseils donnerais-tu à des personnes qui voudraient se former à ce métier ?

Si vous voulez être socio-esthéticien ou esthéticienne, je précise parce que ce n’est réservé qu’aux femmes ! Foncez, il en faut ! Je pense qu’il y a vraiment du besoin et que ça répond à un vrai problème de santé publique. Donc allez-y ! Mais soyez sûr de vous parce que vous n’allez pas travailler avec des clients lambda, vous allez travailler avec des patients. Et, ce n’est pas à prendre à la légère. Donc allez-y seulement si vous êtes sûr de vous.

 

Merci Julie !

Julie, Socio-esthéticienne

CAP Esthétique Cosmétique Parfumerie Formation Socio-esthétique

Peyrefitte Esthétique – Campus Lyon

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